Dans sa recherche de sérénité, face à l'agitation du monde, jetant un regard derrière lui sur le chemin parcouru, avec ses joies et ses souffrances, le pèlerin de la vie, chargé d'ans, regarde alors devant lui :
Il aspire à la quiétude d'un lieu, où la nature et le dépouillement sont à l'image de ce à quoi son cœur aspire, dans le détachement du monde qui l'habite. Son rêve alors se focalise sur l'image d'un cabanon... de vieilles pierres et un arbre à l'ombre duquel il pourrait se reposer, un horizon de nature, et une lumière qui joue avec le temps comme les événements avec ses émotions.
Il sait le vain et l’éphémère, comme les pierres sur le chemin,
Il sait le bonheur et la misère, la joie et la douleur ;
Il sait l’amour et l’amitié, les témoignages, les déceptions,
Et l’attente toujours déçue de ce qu’il ne peut atteindre.
La destinée de notre âme n’est-elle pas toujours une destinée de purification et de lumière ?
Et cette recherche ne passe-t-elle pas par l’amour et la souffrance, par l’abandon de tout ce qui nous lie, nous attache, comme les désirs et les exigences ?
Ne pas faire dépendre son bonheur des autres, et se réconcilier avec soi-même pour accepter cette voie, celle du lâcher-prise exprimée par Bouddha.
Savoir que rien n’est important, mais tout est important,
que rien ne disparaît, mais tout se transforme, et que Dieu qui se manifeste dans l’énergie de toute chose reste présent dans toute chose.
Mais là est la Vie, si fragile et si tenace, si belle et si désespérante,
que seul le regard qui s’arrête, un instant, définit comme telle.
« Regarde le soir comme si toute chose devait mourir...
Regarde le matin comme si tout y naissait »
(André Gide)
HOMMAGE A NOTRE AMI ROBERT SERRES
QUI NOUS A QUITTES EN 2011.
Syndication