On peut vivre dans l'ouverture
Ou dans l'enfermement.
Le symbole de la clé est double, puisqu'il permet à la fois d'ouvrir sa porte au monde, ou de la fermer pour se protéger.
Contrairement aux apparences, ma solitude choisie n'est pas un enfermement. Certes, j'ai effectué une sélection pour ne garder que la qualité, dans ma vie et dans mes relations. J'ai voulu privilégier la qualité, le partage sincère, l'écoute et le don. A ce moment de ma vie, c'était impératif pour moi. Je n'ai pas eu « à choisir », car d'une certaine façon, cela s'est fait tout seul, comme le courant emporte la rivière vers la mer. Mais j'avais en moi cette aspiration là et tout a oeuvré pour.
J'exprimais cela de façon anodine en disant que je voulais me faire ermite ! Et puis je me suis mise à fuir les contacts sociaux, les relations qui ne répondaient pas à mon attente d'échanges de qualité. J'ai créé un certain vide autour de moi, mais j'ai eu le sentiment de mieux respirer, de ne plus perdre mon temps en relations vaines et superficielles. Je ne ressens jamais le vide en moi quand je suis solitaire, comme j'ai pu le ressentir au milieu d'un tas de gens dans des contacts superficiels.
Je sais que maintenant, je suis à ma place. Je suis là où je dois être, et je vis ce que je dois vivre. La paix et le bonheur, l'exaltation et la jubilation, la joie profonde et la quiétude que je ressens sont là pour me confirmer dans ce choix.
L'enfermement est comme une prison dans laquelle une personne se croit protégée de l'extérieur. Elle ne partage pas, elle tourne en rond dans ses propres pensées et sa souffrance. Se croyant protégée, elle entretient elle-même sa souffrance. Elle est bloquée et n'arrive pas à extérioriser ce qui la travaille, à communiquer ses émotions. Tout cela reste en circuit fermé. C'est une forme de blocage, sans doute dû à des blessures d'enfance. L'habitude de garder tout pour soi, pas d'écoute maternelle attentive, de cajoleries, mais la nécessité d'être seul et de s'assumer seul. On peut faire taire ses sentiments, cela ne les empêche pas d'exister, au fond de soi, et cela au contraire attise la souffrance de l'enfermement.
Chacun a son chemin, parfois chemin de souffrance. Mais la souffrance n'est que l'expression du travail intérieur nécessaire pour changer ce qui ne va pas, car si souffrance il y a, dans le corps ou le mental, c'est qu'il y a rupture d'harmonie. Il faut donc trouver les causes pour changer, et guérir.
Cela peut être long, mais c'est un chemin nécessaire, voire impératif.
Certainement, il y a un moment pour tout, quand le terrain est prêt et les conditions favorables, les graines germent, les arbres portent leurs fruits. Mais il faut laisser le temps au temps... et être à l'écoute de l'évolution indispensable. Le bonheur est à ce prix.
Ce blog est un partage, vous pouvez y exprimer votre propre expérience et votre avis sur le sujet.
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