Si je m’applique autant à m’aimer, c’est que, m’a-t-on dit, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.
Il n’y a aucune différence entre un simple et un sage : ils accèdent tous les deux à l’essentiel par la voie la plus dépouillée qui soit.
Le soleil est le regard de Dieu qui magnifie tout. Il suffit qu’il disparaisse pour que les ténèbres règnent et engloutissent toute cette beauté.
Sans doute est-ce parce que je n’attends et n’espère rien que je reçois tout.
Pour être comblé, il suffit d’ouvrir son cœur à la vie avec reconnaissance.
La Providence sait mieux que nous-mêmes ce dont nous avons besoin.
Nous nous égarons à réclamer autre chose au lieu de nous contenter de ce qu’elle nous donne, c’est là la cause de tous nos malheurs.
La solitude est une porte ouverte vers l’invisible. Il suffit que je m’y introduise pour que les anges viennent m’entourer de leur chaleureuse présence.
Que je plonge dans un livre, et je nage en plein bonheur au milieu d’un monde de connaissances et de beauté qui me ravit. Je choisis mes lectures avec beaucoup d’attention dans ce but là.
Avec un livre, j’ai parcouru des milliers de kilomètres sans user mes semelles, visité des pays lointains, rencontré des gens et appris bien des choses : le monde à notre portée avec la vie présente ici et partout.
Le livre est un ami qui n’est jamais contrarié quand nous le laissons de côté. Il sait attendre son heure et donne alors tout ce qu’il a quand nous le reprenons. C’est le meilleur compagnon qui soit.
Un fou est une personne inadaptée à la vie cadrée de notre société. Sortir du cadre, cela fait peur aux gens comme il faut. Pourtant, au fond de chacun de nous un fou sommeille… C’est dans notre nature de sortir du cadre.
Des parfums de fleurs m’ont envoûtée pendant ma promenade, et pourtant, j’ai eu beau chercher autour de moi, je n’ai vu aucune fleur… Mystère !
Quand le chat me regarde, j’oublie parfois que je suis humaine et une étrange conversation se passe entre nous juste par le regard. J’ai alors le sentiment d’avoir compris : Comme tout est simple ! C'est donc bien nous qui sommes compliqués !
Le chagrin est un vêtement dont on se défait par l’usage de la gaîté.
L’usage de la clé est symboliquement double : vous pouvez vous en servir pour ouvrir votre porte au monde ou pour vous enfermer. Mais l’enfermement est un renoncement à la Vie.
Je vais, entourée par les anges qui me tiennent la main. Comment pourrais-je me sentir seule ?
Ils me cachent la laideur du monde et mettent le doigt sur chaque motif d’émerveillement, me nourrissant de beauté.
C’est facile de mettre le point final à une histoire ; il suffit de le décider. Et ensuite, tout est clair et léger.
Syndication