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30 Nov 2009 
 


Si je m’applique autant à m’aimer, c’est que, m’a-t-on dit, on n’est jamais si bien servi que par soi-même.


Il n’y a aucune différence entre un simple et un sage : ils accèdent tous les deux à l’essentiel par la voie la plus dépouillée qui soit.


Le soleil est le regard de Dieu qui magnifie tout. Il suffit qu’il disparaisse pour que les ténèbres règnent et engloutissent toute cette beauté.


Sans doute est-ce parce que je n’attends et n’espère rien que je reçois tout.

Pour être comblé, il suffit d’ouvrir son cœur à la vie avec reconnaissance.

La Providence sait mieux que nous-mêmes ce dont nous avons besoin.

Nous nous égarons à réclamer autre chose au lieu de nous contenter de ce qu’elle nous donne, c’est là la cause de tous nos malheurs.


La solitude est une porte ouverte vers l’invisible. Il suffit que je m’y introduise pour que les anges viennent m’entourer de leur chaleureuse présence.


Que je plonge dans un livre, et je nage en plein bonheur au milieu d’un monde de connaissances et de beauté qui me ravit. Je choisis mes lectures avec beaucoup d’attention dans ce but là.

Avec un livre, j’ai parcouru des milliers de kilomètres sans user mes semelles, visité des pays lointains, rencontré des gens et appris bien des choses : le monde à notre portée avec la vie présente ici et partout.

Le livre est un ami qui n’est jamais contrarié quand nous le laissons de côté. Il sait attendre son heure et donne alors tout ce qu’il a quand nous le reprenons. C’est le meilleur compagnon qui soit.


Un fou est une personne inadaptée à la vie cadrée de notre société. Sortir du cadre, cela fait peur aux gens comme il faut. Pourtant, au fond de chacun de nous un fou sommeille… C’est dans notre nature de sortir du cadre.



Des parfums de fleurs m’ont envoûtée pendant ma promenade, et pourtant, j’ai eu beau chercher autour de moi, je n’ai vu aucune fleur… Mystère !


Quand le chat me regarde, j’oublie parfois que je suis humaine et une étrange conversation se passe entre nous juste par le regard. J’ai alors le sentiment d’avoir compris : Comme tout est simple !  C'est donc bien nous qui sommes compliqués !


Le chagrin est un vêtement dont on se défait par l’usage de la gaîté.


L’usage de la clé est symboliquement double : vous pouvez vous en servir pour ouvrir votre porte au monde ou pour vous enfermer. Mais l’enfermement est un renoncement à la Vie.


Je vais, entourée par les anges qui me tiennent la main. Comment pourrais-je me sentir seule ?
Ils me cachent la laideur du monde et mettent le doigt sur chaque motif d’émerveillement, me nourrissant de beauté.


C’est facile de mettre le point final à une histoire ; il suffit de le décider. Et ensuite, tout est clair et léger.



 

« Je vais où mon cœur me mène »(Yang-Tchou)

Admin · 62 vues · 0 commentaires
28 Nov 2009 


 

Je fais parfois de simples tâches avec une telle lenteur et une telle application que j'approche l'extase.

 

Une farandole de petits champignons blancs qui dansaient dans l'herbe verte a égayé ma promenade.

 

Souvent, lorsque j'écris, l'un de mes chats vient obstinément se placer entre l'ordinateur et moi ; la vie est là dans l'instant où les caresses deviennent plus importantes que tout le reste.

 

La conscience de l'instant donne une intensité aux choses simples de la vie et provoque des bouffées de bonheur inexprimable.

 

Un pas devant l'autre, nous allons vers la mort sans savoir que c'est là tout le sens de notre vie.

 

Il n'y a d'enfer ou de paradis que votre façon de regarder et d'interpréter les choses.
 
J'exultais en me baladant dans la colline, les anges me tenaient par la main et c'est tout juste si je ne me suis pas retrouvée dans les nuages !


Admin · 99 vues · 0 commentaires
20 Nov 2009 


Le temps est doux ; le soleil demeure présent, avec sa chaleur et sa lumière, dans ce beau pays de Provence.

Alors, j'en profite. Je fais le chat. Je m'étends sur la terrasse, à même le carrelage, au soleil. Je peux appuyer mes jambes en hauteur sur la rambarde métallique qui borde toute la terrasse. Je reste allongée là au soleil. Très vite un, deux puis plusieurs chats, se trouvent auprès de moi. Kiki vient tout contre. Coco et Katou n'hésitent pas à carrément s'installer sur moi, et ça ronrone à plaisir !

Je suis bien et j'écoute ; les oiseaux sont encore actifs dans le chêne au-dessus de moi, j'entends leur chant. Un bruit de fond, c'est celui du travail dans la carrière dans la colline. Dans le chemin des Cabres derrière, des chiens aboient. Ils aboient tout le temps, c'en est même lassant et c'est souvent à cause d'eux que je rentre m'enfermer dans la maison. Mais j'essaie de faire abstraction des bruits nuisibles pour profiter au maximum : des oiseaux et du ronron des chats !

 

Je pense à la simplicité d'une vie de chat, quand il a trouvé une bonne maison où il est certain d'avoir sa pitance, les soins et la chaleur, comme chez moi. Je les copie. Je m'étends comme eux et je profite, dans la quiétude de cette belle journée d' automne. Je me sens tout à fait paisible et heureuse.

Je pense à tous ceux qui sont au travail, absents du moment présent et prisonniers des urgences : « être dans les temps ». Moi j'ai ce temps qui coule doucement, la chaleur du soleil sur mon visage et mes mains, sur ma poitrine. Mon pull est chaud comme le poil du chat quand il a passé un moment ainsi au soleil. Souventes fois, ils rentrent parfumés de romarin ou de thym, car ils vont s'étendre sous le buisson de romarin ou contre les touffes de thym au fond du jardin. Ah, comme ils sentent bon mes chats !

 

J'ai terminé hier le livre d'Anny Duperey, « Les chats de hasard ». Mes chats sont aussi pour la plupart des chats de hasard, que le destin m'a confiés, des chats abandonnés que j'ai recueillis pour mon plus grand bonheur. Ils sont si peu exigents !

Et j'ai retrouvé à travers ses lignes des caractères et des instants de vie que je partage aussi avec certains de mes chats. Pour qui les connaît, comment ne pas les aimer ?

Mais elle commence son livre par « J'ai pour les chats un amour raisonnable ». Pour ma part, je ne pourrais plus dire cela. Déraisonnable, sans doute, car illimité. Je ne saurais refuser un « chat de hasard » qui se présente chez moi. Je l'accueille, je l'aime, je suis forcément touchée qu'il vienne ainsi vers moi. J'en ai douze à demeure, mais deux autres du voisinage viennent se nourrir avec les miens, parfois s'installer dans ma véranda, dans mon jardin, profiter de mon environnement et de la compagnie des autres chats. Je n'aurais pas l'idée de les chasser.

 

C'est, vrai, vu de l'extérieur, ce n'est pas raisonnable. Douze, ça suffit ! Mais qui donc peut compter quand il y a de l'amour à donner ! Compter l'argent que cela coûte ? A quoi bon ! Il est certainement bien utilisé si c'est pour nourrir des chats, plutôt que d'acheter tous ces produits de consommation inutiles. Je suis devenue très sélective dans mes achats, à la bonne question « En ai-je vraiment besoin ? » la réponse est souvent négative. Je fais donc beaucoup d'économie et je peux nourrir tous ces chats. J'aime la simplicité, le naturel, et le partage. Il est, avec ces chats, d'une qualité tout aussi valable qu'avec les humains. Parfois même souvent de meilleure qualité, car il n'y a aucune tricherie, pas d'hypocrisie. On se donne chacun le meilleur.

 

Il faut penser, m'a-t-on fait remarquer en toute logique, à l'engagement dans le temps que cela représente : 15 à 20 ans, durée de vie d'un chat... mais qui peut calculer ainsi sans savoir sa propre durée de vie ? Refuser la vie à cause d'un tel calcul, je n'en suis pas non plus capable.

Mes enfants aiment aussi les chats, et ma fille m'a assurée qu'ils s'en occuperaient. Bon, me voilà rassurée !

 

 

Pour eux comme pour moi, un jour, c'est fini. La vie se termine par la mort. Pour moi, la vie est un livre qu'on écrit jour après jour. Les pages se remplissent, les épisodes se succèdent comme autant de chapitres, et un jour, on écrit le mot FIN. Pour les chats comme pour moi, comme pour tous les êtres vivants, c'est ainsi.

Comme je l'accepte très bien, je ne suis pas désespérée quand l'un d'eux me quitte. J'imagine que le livre de sa vie est terminé. On le ferme et on le range dans la bibliothèque de la mémoire. Les souvenirs sont là, on pourra souvent y repenser, revoir des pages écrites avec plaisir. Contrairement à beaucoup, je ne suis pas inquiète de la mort, même pour mes chats. Mais de la souffrance oui. Je ferai tout pour leur épargner de souffrir. Il m'est intolérable de voir ou savoir qu'une bête souffre. C'est pourquoi je ne peux admettre que tant d'humains, qu'on dit " civilisés", laissent souffrir ou fassent souffrir des bêtes, pour quelque raison que ce soit.

 

Alors, à mon modeste niveau, je rends les chats autour de moi heureux... et je peux vous affirmer qu'en retour, j'ai du bonheur dans ma vie, de la paix et de la joie, et que je peux en distribuer sans compter.

 


Admin · 131 vues · 1 commentaire
07 Nov 2009 


 

 

Les premiers souvenirs gourmands, ceux de notre enfance, sont sucrés. Très souvent, ils s'accompagnent d'un parfum. On recherchera toujours cette douceur plus tard, sans jamais la retrouver, comme si notre souvenir l'avait portée au sommet de la perfection, en un domaine inaccessible.

On parle des saveurs d'autrefois avec ce regret des choses perdues.

 

Au catéchisme, on nous apprenait que la gourmandise était un péché. Pour d'autres, on se contentait de leur dire que c'était un « vilain défaut ».

Je n'ai jamais pu adhérer à l'un comme à l'autre en ce qui concerne la gourmandise.

 

Nous avons des papilles gustatives qui nous permettent d'apprécier les goûts, et il est naturel de revenir vers ceux qui nous sont agréables. Ils contribuent aussi à notre nécessaire nourriture en développant notre appétit.

Pour ceux qui abusent, ils sont souvent punis par les désagréments que tous les excès entraînent...

Comme en toute chose, il faut user et non abuser, et user à bon escient !

 

La gourmandise contribue aux petits bonheurs de la vie.

Elle est au centre des réunions familiales et conviviales, et de tous les repas de fête.

Imaginez la vie sans la gourmandise, sans cette capacité merveilleuse de percevoir les goûts pour apprécier les mets... La fadeur enlèverait beaucoup à la gaîté de la vie.

 

Je noterai au passage cette citation de Guy de Maupassant (1850-1893) :

« De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise ».

 

Gourmet, gourmand, l'un est modéré, l'autre a l'air d'un bon vivant de bonne compagnie. Epicuriens, soyons-le, mais sans mettre en péril notre santé !

Car si on se nourrit pour vivre, la nourriture est partie prenante dans notre santé.

Que le plaisir soit présent ne doit pas nous faire oublier cette règle de base.

 

Je ne résiste pas à vous faire partager ce savoureux petit texte de François Rabelais : Extrait du Prologue de Gargantua : « La substantifique moelle »

« Mais vîtes-vous onques chien rencontrant quelque os médullaire ? C'est, comme dit Platon, la bête du monde plus philosophe. Si vu l'avez, vous avez pu noter de quelle dévotion il le guette, de quel soin il le garde, de quelle ferveur il le tient, de quelle prudence il l'entomme, de quelle affection il le brise, et de quelle diligence il le suce. Qui le induit à ce faire ? Quel est l'espoir de son étude ? Quel bien prétend-il ? Rien plus qu'un peu de moelle. Vrai est que ce peu plus est délicieux que le beaucoup de toutes autres, pour ce que la moelle est l'aliment élabouré à perfection de nature comme dit Galen. »

 

 

 

 

 

 


Admin · 171 vues · 0 commentaires
05 Nov 2009 

 


 

Le sentiment de jalousie vient naturellement chez les enfants ; ils désirent ce que les autres ont et qu'ils n'ont pas, et on leur apprend le partage . Cela fait partie de l'éducation.

 

C'est le sentiment de propriété qui entraîne celui de jalousie.

 

Dans un couple, il se manifeste de façon négative, car le sentiment de propriété est une frontière qui enferme l'autre.

A mon sens, la confiance devrait suffire à dépasser ce sentiment de jalousie.

 

Pour certains, c'est considéré comme une preuve d'amour, preuve que l'autre « tient » à vous. Oui, il « tient » dans le sens de « possession ». Or jamais une personne n'appartient à une autre. Elle peut se donner, mais jamais elle n'appartient.

Elle doit demeurer un être à part entière, unique, et qui a son chemin de vie à faire, même s'il est en partie partagé avec d'autres, avec un ou une autre.

Il ne doit pas y avoir enfermement. Or la jalousie tend à cet enfermement qui peut parfois atteindre les limites du vivable, voire même virer en sclérose totale et folie.

Chacun doit respecter l'autre dans son entité.

 

On possède une chose – pour une durée donnée – jamais un être vivant.

Quand on dit qu'on possède un animal, cela signifie qu'on en est responsable, qu'il dépend de nous. Mais ce n'est pas une chose, et on doit respecter sa vie propre et ses besoins.

 

La possession d'un être humain devient de l'esclavage, c'est dominant sur dominé, exploitant sur exploité, à des degrés divers. Si cela est bien vécu dans les premiers temps d'une relation, dans la durée c'est voué à l'échec par étouffement. Car le dominant empêche l'épanouissement du dominé. Il n'accepte que ce qui dépend de sa propre volonté, de ses propres choix. Au bout d'un moment, le dominé s'éteint ou se révolte.

 

Pour moi, la jalousie est donc possession et manque de confiance, et c'est un sentiment qu'il faut apprendre à comprendre et dominer.

Dans la même ligne, l'envie entraîne une insatisfaction permanente parce que le regard va toujours chercher chez les autres au lieu de voir ce qui est disponible pour soi-même.

 

La jalousie comme l'envie sont cause d'un mal-être, d'une insatisfaction, bref, d'un sentiment négatif qui bloque l'épanouissement de la personne et contre lesquels il faut lutter en en comprenant l'origine et les incidences négatives dont ils sont la cause.

 

 

 

 

 


Admin · 60 vues · 1 commentaire

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